Le Jour où j’ai Sauvé le Monde

"Le jour où j’ai sauvé le monde" Affiche

Alors que 404 Éditions possède un certain savoir-faire en ce qui concerne les livres et cahiers d’activités divers et variés, ils ont décidé de se lancer dans un genre qui revient à la mode ces dernières années : Le livre dont vous êtes le héros. Après “Tu n’es (pas) Deadpool !”, l’éditeur continue sur sa lancée avec un récit mettant en scène un écrivain, condamné à revivre la même journée en boucle jusqu’à ce qu’il arrive à contrer une invasion extraterrestre et à sauver le monde. Disponible depuis le 31 août 2023 chez tous les bons revendeurs “Le jour où j’ai sauvé le monde” vous invite à prendre la place de Jim pour lutter contre l’envahisseur armé de votre seul crayon. Rendez-vous au paragraphe 1.

Le jour de l’ufologue

Si vous reviviez la même journée en boucle, que feriez-vous ?

Lorsque Jim se réveille ce matin-là, il est toujours aussi paumé que la veille : il n’avance pas sur le livre qu’il doit écrire, il ne veut pas aller chez son psy et préfère rester devant ses vieux jeux vidéo. Seulement, cette journée n’a en réalité rien d’ordinaire ! Les aliens ont envahi la planète et dès que Jim meurt, tout recommence. Il semble être le seul à pouvoir sauver le monde, mais en est-il seulement capable ?
Revivez la journée de Jim, découvrez des indices, interrogez les bonnes personnes, au bon moment, et sauvez le monde ! Simple, non ?

Un livre dont vous êtes le héros où vous revivez chaque jour la même journée, pour votre plus grand plaisir !

404 Éditions
"Le jour où j'ai sauvé le monde" page 1

« Le jour où j’ai sauvé le monde » commence en réalité après la chute de celui-ci. Paradoxal non ? Pas tant que ça en vérité… Nous sommes donc Jim un humain comme il en existe des centaines, qui est brutalement réveillé par une certaine Cassandra, qui de but en blanc, lui explique qu’il n’est plus qu’un cerveau dans un bocal auquel elle s’est raccordée, pour tenter une ultime fois d’empêcher des aliens d’asservir la Terre. Une fois cette introduction concise réalisée, Cassandra demande à Jim de revivre sa dernière journée afin de trouver comment éviter la catastrophe. Voilà donc notre héros, revenu chez lui alors que quelqu’un dépose dans sa boîte aux lettres un mystérieux paquet contenant un dictaphone.

En retard sur la livraison de son dernier manuscrit à son éditeur, dont il n’a pas écrit la moindre ligne, Jim décide de se servir de l’appareil pour y noter ses idées et ses pensées. Malheureusement pour lui, sa maison d’édition a décidé de lui rappeler les clauses de son contrat et il ne lui reste plus que six jours pour rendre ses pages. Déprimé, stressé et affamé, Jim va se mettre à la recherche de nourriture histoire d’être prêt quand viendra l’heure de son rendez-vous avec son psy.

Le "plan de la ville" que l'on va explorer

Mais ce jour somme toute banal, bien qu’ayant mal commencé, réserve à Jim son lot de surprises avant de se conclure par sa mort. De retour au début de cette même journée, l’écrivain va alors tenter d’échapper à son destin tout en collectant des indices pour mettre un point final à l’invasion alien imminente. Ici la mort n’est pas une fin, elle n’est que le commencement…

Die and… retry

François Lévin, auteur – encore – jeune de 39 ans, s’est découvert très tôt une passion pour les jeux en tous genres, et en particulier le jeu de rôles et les jeux vidéo. À ces pratiques essentielles et profondément utiles s’est ajoutée plus tard celle du ukulélé.

Lecteur assidu des Livres Dont Vous Etes Le Héros dans sa prime jeunesse, il s’en est inspiré pour créer, pour 404, le premier Escape Book, La Tour de l’Alchimiste, sorti en mai 2016 et adaptation sur papier des célèbres escape games.

404 Éditions

À la lecture de “Le jour où j’ai sauvé le monde”, il apparaît évident que François Lévin est un passionné de jeux au sens large du terme. Au-delà des références multiples présentes dans le livre (Ocarina of Time, Space Invaders, Bob l’éponge pour ne citer que ceux-ci), on sent derrière la construction même du livre une volonté d’apporter sa touche personnelle au concept de “livre dont vous êtes le héros”. Également auteur d’Escape Book : La tour de l’alchimiste (disponible chez le même éditeur) où il fallait déchiffrer et résoudre des énigmes pour échapper à une tour hantée par le spectre de Nicolas Flamel, François Lévin nous y proposait sa version de l’escape game (en livre) assez proche de ce que l’on peut trouver dans “Le jour où j’ai sauvé le monde”, puisqu’il s’appuyait déjà sur le concept d’un “livre dont vous êtes le héros”.

"Escape Book la tour de l'alchimiste" de François Lévin

En ce qui concerne l’écriture de “Le jour où j’ai sauvé le monde”, celle-ci est plaisante, claire, blindée de références qui parleront énormément aux quarantenaires, et contient en plus une bonne dose d’humour, ce qui ne gâche rien. Un petit hic toutefois, j’avoue avoir eu du mal à bien comprendre certaines subtilités des règles. Autant suivre l’intrigue à la faveur des indices collectés est assez simple, autant la progression dans les divers lieux en fonction des différentes plages horaires s’est avérée un peu plus cryptique et je ne suis pas encore certaine d’en avoir appliqué les règles correctement.

Une partie des "règles du jeu"

Contrairement à la majorité des “livres dont vous êtes le héros” vous n’aurez pas besoin de dés, juste d’un crayon pour vous lancer dans l’aventure. Mais ne vous laissez pas rebuter par l’apparente facilité de la tâche, elle sera loin d’être aisée à tel point qu’une soluce est disponible sur le site de l’éditeur en cas de blocage total.

L’écrivain meurt toujours… Pleins de fois !

Étant plus jeune j’ai souvent tenté de me lancer dans la lecture de “livre dont vous êtes le héros” et il faut le reconnaître ça n’a jamais été un franc succès, les ayant tous abandonnés avant d’arriver au bout des quêtes proposées. Mais je persiste et retente régulièrement, tant je sais que le principe a tout pour me plaire. C’est là que j’ai vu arriver “Le jour où j’ai sauvé le monde”. À la base les invasions extraterrestres et le concept de boucle temporelle ne sont pas des sujets que j’affectionne particulièrement dans mes lectures, mais l’ouvrage de 404 Éditions à ce je ne sais quoi de captivant qui vous harponne dès les premiers paragraphes.

Exemple d'illustration dans "Le jour où j'ai sauvé le monde"

Le personnage de Jim, un quasi-loser qui ne se destinait sûrement pas à devenir le sauveur de l’humanité, est un avatar sympathique dont la vie et les réactions m’ont énormément rappelé Shaun (incarné par l’acteur Simon Pegg) de Shaun of the Dead. Le pub The End of the World décrit dans les pages, serait d’ailleurs une référence au pub du dernier film de la Trilogie Cornetto (Le Dernier Pub avant la fin du monde) que cela ne m’étonnerait guère. À partir du moment où j’ai commencé le jeu, je n’ai absolument pas pu m’arrêter tant je voulais réussir ma mission. Petit tip au passage, lors de ma première tentative, j’ai été contrainte de m’arrêter dans le récit durant un certain temps. Je n’ai jamais réussi à en reprendre le cours ayant, dans l’intervalle, oublié plusieurs détails essentiels pour avancer dans l’intrigue.

"Le jour où j'ai sauvé le monde" autre exemple de page

J’ai fini par tout reprendre depuis le début, et ce, jusqu’à la conclusion du scénario, allant même jusqu’à décrypter le langage des Aliens pour comprendre ce qu’ils pouvaient bien raconter (et oui, ils communiquent de façon parfaitement intelligible pour peu que l’on connaisse leur alphabet). Cela m’a permis d’éviter un certain nombre de morts (à cause d’une certaine antenne) et donc de retour à la case départ. Malgré tout, il ne m’a pas fallu moins de 35 décès avant de trouver enfin LE moyen d’endiguer l’invasion. Vous l’aurez compris, il vous faudra une bonne dose de patience et d’essais pour espérer vaincre, mais si cela ne vous rebute pas je suis persuadé que “Le jour où j’ai sauvé le monde” saura vous captiver. Et puis, qui n’a pas un jour rêvé d’incarner le dernier espoir de l’humanité ?

Pour conclure…

“Le jour où j’ai sauvé le monde” est la fusion parfaite entre le “livre dont vous êtes le héros” et Un Jour sans Fin. Très bien écrit, bourré de références aussi geeks que son personnage principal et ne demandant qu’un simple stylo pour entamer sa quête, le livre de François Lévine saura vous envoûter et vous forcer à persévérer pour découvrir le moyen de stopper ces aliens belliqueux menaçant la planète. Si le concept de mourir en boucle ne vous fait pas peur, lancez-vous, vous ne le regretterez pas ! Ou alors juste le temps de vous faire désintégrer…

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