Caligula’s Love

Caligula’s Love est un one-shot yaoi écrit par Atami Michinoku et édité sous la collection yaoi de Taifu Comics. Paru le 25 novembre 2022, ce one-shot est recommandé pour un public averti.

Résumé de Caligula’s Love

Dans la vie civile, Makoto Naruse est un professeur irréprochable, qui vient d’obtenir un poste dans un lycée prestigieux. Toutefois, en privé, Naruse est un soumis obéissant, habitué d’un club BDSM où il s’adonne régulièrement à des jeux punitifs raffinés avec un maître à la fois beau et cruel. Jugeant que ses nouvelles fonctions ne sont pas compatibles avec ses mœurs délicieusement dissolues, il décide à regret de faire une croix sur ses fantasmes. Et pour son dernier soir avec son maître, il supplie celui-ci de lui révéler son visage… Alors quelle surprise quand le jour de sa rentrée, il le découvre parmi ses élèves ?!

– Quatrième de couverture

Une initiation au sadomasochisme

Caligula’s Love est un yaoi très ouvert et qui ne lessive pas à représenter des fantasmes sexuels tel que le sadomasochisme. Dans cette histoire, Dôyama et Naruse entretiennent une relation très spéciale… En effet, Dôyama est le maître de Naruse lorsque ce dernier vient lui rendre visite dans un club BDSM. Leur lien est purement sexuel et par le biais de ce fantasme s’en découlent des rapports sexuels qui sont loin d’être timides et pudiques, puisque Dôyama prend un malin plaisir à s’occuper de Naruse et, bien sûr, à le provoquer et à gentiment le torturer également.

Caligula’s Love est bien loin de représenter de manière extrême le sadomasochisme. Il s’agit là d’un amuse-bouche, de rapports qui contiennent tout de même un peu de retenue, même si nous pouvons aisément comprendre l’envergure de leur relation malgré cela. Les deux hommes sont épris l’un de l’autre, même si cela peut ne pas être très sain compte tenu de leur différence… notamment au niveau de leur âge et de leur position en dehors de ce petit jeu.

Entre professeur et soumis, il n’y a qu’un pas…

Naruse se rend rapidement compte qu’il est désormais le professeur de Dôyama, et même s’il avait déjà pris la peine d’arrêter cette aventure torride entre eux, il n’a nulle autre choix que d’essayer de feindre toute attirance pour ce jeune lycéen. Cela est malheureusement plus compliqué qu’il ne l’avait prévu, d’autant plus lorsque Dôyama se réjouit de le titiller pour toujours avoir une certaine emprise sur lui. Naruse est plus tourmenté que jamais, comment peut-il passer à autre chose lorsque l’objet de ses désirs n’est qu’à quelques mètres de lui, prêt à assouvir ses fantasmes les plus fous ?

Comme nous pouvions nous y attendre, cette emprise est belle et bien mutuelle, et Dôyama semble lui aussi souffrir de cette proximité ambiguë, et ne compte aucunement laisser partir son cher professeur. Même si cette relation est risquée et demande beaucoup de précautions, ces deux hommes ne se font pas prier pour entretenir de nouveau des rapports ensemble, et ce, au lycée. Tout acte a forcément des conséquences, et bien que ces rapports aient pu suffire à les soulager le temps d’un instant, la culpabilité de Naruse ne fait que s’approfondir, jusqu’à se remettre totalement en question et essayer à nouveau de tirer un trait sur cette relation…

Mon avis sur Caligula’s Love

Caligula’s Love est une histoire avec plusieurs montagnes russes émotionnelles pour le protagoniste Naruse, obsédé par son amant. La situation dans laquelle il se trouve devrait pourtant être un signe pour lui, pour qu’il cesse enfin de fricoter avec un homme plus jeune et qu’il trouve quelqu’un de plus stable… Mais non, rien n’y fait, Naruse ne veut qu’un seul homme. Peu importe s’il est son élève, peu importe si leur relation n’est que sexuelle, ses envies et ses désirs ne dépendent que de lui, et rien ne pourra y changer quoi que ce soit.

Ce fantasme professeur / élève est extrêmement courant au Japon, mais je ne l’ai que rarement vu dans des yaoi, alors c’était intéressant à découvrir. D’autant plus que leur relation est aussi basée sur une dominance bien présente dans le milieu du sadomasochisme : celui du maître et de son esclave. Relier les deux dans cette histoire est assez drôle, d’un point de vue extérieur, Naruse est bien celui qui domine Dôyama par son statut de professeur. Mais une fois en privé… c’est tout autre chose.

Bien que ce soit assez graphique et que cela peut paraître plus vulgaire que d’autres yaoi, c’est tout de même assez « sain » contrairement à ce que l’on peut trouver dans d’autres œuvres avec du sadomasochisme. Selon moi, c’est une bonne alternative pour découvrir et voir si on apprécie le genre, d’autant plus qu’il s’agit d’un one-shot et que ce format se prête beaucoup à la découverte !

Pour conclure…

Entre maître et esclave ou professeur et élève, Dôyama et Naruse ont une relation hors du commun, mais qui fonctionne, au point de les rendre totalement fous si l’un souhaite se distancer de l’autre. Pour un one-shot, Caligula’s Love nous offre un avant-goût d’une romance érotique basée sur le sadomasochisme, conseillé pour un public très averti !

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