MADK T.1 et T.2

“MADK” est un manga yaoi écrit par Ryo Suzuri et édité chez Taïfu Comics. Les premier et second tomes sont disponibles respectivement depuis le 13 juillet 2019 et le 17 juin 2022. Attention, cet ouvrage est un peu particulier, et si vous êtes un jeune lecteur, je vous recommande de vous arrêter là. Le contenu, aussi bien visuel que textuel, n’est pas adapté à tout le monde.

Synopsis MADK Tome 1

Considéré comme déviant par ses pairs, Makoto est ostracisé à cause de ses penchants morbides. Afin de satisfaire ses derniers, il s’est tourné vers la sorcellerie et alors qu’il tente sans trop y croire d’invoquer un démon, voilà qu’apparaît J, archiduc des Enfers (dans le plus simple appareil). Le superbe démon lui accorde un vœu en échange de son âme, sans se douter que le lycéen va lui faire une requête inattendue : manger sa chair et ses entrailles ! Makoto pensait sombrer dans le repos éternel une fois son souhait exaucé, mais J semble avoir d’autres projets pour lui…

Taïfu Comics

Synopsis MADK Tome 2

Makoto est resté travailler chez Datenshô, et cela fait maintenant trois ans qu’il n’a pas vu J, sans pour autant cesser de penser à lui… Voilà que ce dernier le contacte, pour demander à Makoto de revenir auprès de lui : il a une mission à lui confier. De quoi peut-il bien s’agir ? Quelle est la nature des sentiments qui lient ces deux démons ? Et surtout, Makoto parviendra-t-il à surpasser J ?

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Un petit mot sur l’auteur : Ryo Suzuri

Illustratrice, mangaka, designer pour les jeux vidéo (notamment sur Monster Hunter), cette artiste multi-médium a développé un style très personnel, soutenu par de solides bases en dessin. Le réalisme de la morphologie saura vous en convaincre !

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Mon avis sur MADK

Tout au long de ma lecture, je me suis demandée comment était venue l’idée d’une telle histoire dans l’imaginaire de la mangaka Ryo Suzuri. Les personnages, notamment le “héros”, font preuve d’un tel sadisme. C’est à se questionner sur qui est le plus démoniaque entre l’Archiduc J, son mentor, et lui. Je me suis demandée jusqu’où cela irait ? Jusqu’où serait poussé l’univers infernal ? Et en toute transparence, j’ai même pensé arrêter ma lecture en cours de route. Il faut dire qu’il faut avoir le cœur et l’esprit bien accrochés.

Néanmoins, mis à part ces grosses couches de sexe, de cannibalisme et autres dérives, on s’attache à ces personnages ainsi qu’aux autres seconds rôles. Ryo Suzuri arrive à créer une tension palpable et en même temps un chaos sur la psychologie des personnages. Un travail remarquable, il faut le souligner. On a du mal à savoir ce que pense Makoto, et s’il possède ne serait-ce qu’une once d’humanité. Ou si celle-ci a définitivement quitté son corps en même temps que sa tête lors de la rencontre avec J. Ce qui permet de ne pas plonger dans la même folie que les personnages principaux, c’est la mise en place de scènes complètement décalées par rapport au contexte. Et ça fait du bien ! Même si, les pages suivantes, on s’attend à une chute encore plus monumentale que la précédente. La violence monte petit à petit tout au long de l’œuvre.

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Côté illustrations, là aussi on a pas mal de détails… Âmes sensibles s’abstenir, et de même pour le jeune public. Il y a de nombreuses scènes de sexe, et sans filtre si vous voyez ce que je veux dire… Je recommanderai donc la lecture de MADK à des lecteurs ayant au moins 16 ans (voire un peu plus). Les démons ont plutôt une forme humanoïde, même si parfois ils ont une tête animale ou des attributs divers et variés. Par exemple, J possède les membres inférieurs d’un bouc, des cornes, et un troisième œil en plein milieu du front. Il a bien sûr d’autres éléments, comme par exemple une paire d’ailes, qui semblent provenir d’un ange. Mais, croyez-moi, ce démon n’a absolument rien d’un être angélique, loin de là !

Pour les personnages, j’ai beaucoup aimé à la fin du manga les diverses explications et schémas de l’auteur. Cela permet de comprendre un peu mieux leurs attributions et le rôle qu’ils ont. Comment ils se sont construits, quelles sont leur réputation et leurs petits secrets (du moins quelques-uns sinon on perd tout l’intérêt de lire MADK).

Pour conclure…

MADK est disponible en format broché au prix de 8,99€ chez Taïfu Comics. C’est un peu plus cher que la moyenne, je vous l’accorde. Côté version numérique, je ne crois pas qu’il en existe. Il ne me semble pas avoir vu l’option ebook sur la FNAC ou Amazon par exemple. L’histoire est assez spéciale comme je vous disais, mais au final je veux quand même savoir la suite des aventures de Makoto, et surtout de savoir ce que cache J. Je pense que le final sera spectaculaire ! En attendant, je vais aller reposer mes rétines et je vous dis à bientôt pour un prochain article !

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