Baki The Grappler – Perfect Edition

Baki The Grappler est le début d’une longue série d’un shōnen publié pour la première fois dans le magazine japonais Weekly Shōnen Champion, en 1991. Il a été écrit et dessiné par le mangaka Keisuke Itagaki et il nous aura fallu attendre jusqu’au 16 Août 2022 pour avoir entre les mains les 4 premiers tomes au format Perfect Edition chez Meian.

Qui est Hanma Baki ?

Mon objectif ? Devenir l’homme le plus fort du Monde…

Hanma Baki

En France, nous sommes plutôt familiers de la série Baki, qui a été publiée en France en 2004 en 31 volumes.

Dans ce récit, Hanma Baki a 17 ans et est le grand gagnant du tournoi clandestin de l’arène Kôkaku. Son nom est aussi célèbre du fait qu’il est le fils de l’homme le plus fort du monde : Hanma Yujiro. Trois arcs composent cette série où Baki rencontre de nouveaux adversaires d’un tout autre acabit.

Hanma Yujiro contre Doppo Orochi
Hanma Yujiro vs Doppo Orochi

Quant à la série The Grappler, elle se déroule quelques années auparavant. Baki a alors tout juste 13 ans et participe à ses premiers combats dans l’arène Kôkaku. Ces premiers arcs narrent le début de la jeunesse de Baki. Et c’est à ce moment que l’on apprend comment ce jeune homme s’est fait un nom au sein d’une communauté très secrète et hors-la-loi.

Un peu plus sur l’histoire de Baki

Avec Baki, on ne s’ennuie pas. Son objectif est de devenir l’homme le plus fort de la planète. Et il va tout donner pour arriver à ses fins. Il ne perd pas de temps et s’inscrit à des tournois d’arts martiaux sans même avoir déjà pratiqué l’art en question.
En revanche, il s’investit à 100% pour que son rêve se réalise. Il a 13 ans, mais sa journée se résume à courir, s’entraîner, manger et éventuellement aller en cours.

Baki est passionné et c’est un réel génie du combat. Il n’est pas rattaché à une famille d’art martial spécifique comme les karateka ou les pratiquants de Ju Jitsu car il a son propre style.

Son unique motivation, vous l’avez bien compris, c’est de devenir l’homme le plus fort. Il souhaite surpasser son père. Et pour cela, il va s’entraîner d’arrache-pied, Baki apprendra différents arts des plus grands maîtres. Et les mettra en pratique dans l’arène du sous-sol du fameux dôme de Tokyo.

Tradition et inspiration

Des combats clandestins à mains nues sont organisés dans le sous-sol de ce fameux dôme. L’histoire du tournoi de Kôkaku remonte à des millénaires. Les premiers combats sont nés de la volonté du Daimyo Tokugawa qui avait souhaité après la guerre, d’offrir à ses guerriers un exutoire. Grâce à son idée de combats organisés, les cas de violences et d’agressions pratiquées dans la rue avaient diminué.

Je suis toujours curieuse de connaître la source d’inspiration des auteurs. Avec Baki, Itagaki s’est servi du nom du fameux daimyo de l’époque d’Edo : Tokugawa Mitsukuni. Une partie de sa vie fut romancée et a marqué la population japonaise, jusqu’à aujourd’hui. Il a même eu le droit à une série télé à son nom en 1951.
Pour faire court, il a été dépeint comme un paysan ou vagabond ayant pour but de corriger et punir les malfaiteurs et forces du mal aux quatre coins du Japon.

Passion du combat

Itagaki a également énormément puisé dans sa passion liée aux arts martiaux et sports de combat. Nous pourrions même dire qu’il a dessiné le MMA (Mixed Martial Arts) avant même qu’il n’existe ! En fait, son inspiration lui vient d’un sport de combat pratiqué à son époque, appelé le Shooto, qui est assez similaire au MMA d’aujourd’hui.

Le travail réalisé sur les techniques de combat et de philosophie de chaque art martial mentionné dans cette histoire est gigantesque. C’est pourquoi, vous allez en apprendre beaucoup sur certains styles (même si quelques techniques sortent tout droit de son imaginaire) et découvrir ou redécouvrir des disciplines aujourd’hui oubliées.

Doppo Orochi à l'oeuvre

Les grands combattants et adversaires de Baki sont des disciples des styles inspirés du karaté kyokushinkai, de la K1, de la boxe ou encore du Ju Jitsu. Vous allez tous vous y retrouver 😉

Je vous le dis, c’est un régal de lire Baki.

Dessiner un combat

Si vous faites partie des plus jeunes générations, je vous entends déjà dire que les dessins ne sont pas beaux, que c’est trop “vieillot”. Eh bien, en soi, vous n’avez pas tort. En outre, il ne faut pas oublier que Baki a été créé par son mangaka en 1991. Et oui, ce n’est plus tout jeune !

En tout cas, ce que je peux vous dire, c’est que Keisuke Itagaki a créé, à mon sens, un style de dessin propre à lui et très particulier. Du coup, on aime ou on n’aime pas.

Je vous invite tout de même à vous y attarder un peu plus, surtout lors d’un combat.

Cela a dû être compliqué de retranscrire la réalité des coups portés entre combattants lors d’un combat à mains (et pieds) nues. Aucun des personnages ne possède de super-pouvoir, ils utilisent la force de leur propre corps. Alors oui, des fois c’est un peu exagéré, mais vous voyez où je veux en venir !

Admirez les zooms sur les coups de pieds au visage ultra-détaillés ou encore les mouvements des jambes en pleine action.

Pourquoi une Perfect Edition ?

J’ai été plus que ravie à l’annonce de la publication de cette Perfect Edition de Baki The Grappler. Il s’avère que cette partie de l’histoire de Baki n’avait jamais été éditée en France. Les éditions Meian nous font un très beau cadeau en ayant rassemblé près de 42 volumes (version originale) en 24 tomes pour nous, très chers lecteurs français.

Chaque volume est un mastodonte. De plus, son format est plus grand qu’un manga classique, il contient également plus de pages. Un tome atteint plus ou moins les 300 pages !

Je tiens à préciser que, pour le moment, nous avons à disposition quatre tomes sur les 24 programmés.

Découvrez notre article sur le premier tome de Rooster Fighter ici !

Mon avis sur la Perfect Edition de Baki The Grappler

J’ai connu Baki grâce à l’anime qui a été diffusé pour la première fois en France en 2001. Je n’en avais pas pris connaissance dès sa sortie, mais quelques années plus tard. C’est alors que j’ai pu dévorer la totalité des épisodes en un temps record.
Depuis, je cherche à posséder tous les volumes des différentes séries. Il m’a donc été difficile de mettre la main sur la collection The Grappler, tout simplement parce qu’elle n’avait encore jamais été éditée en France jusqu’à maintenant !
Admiratrice de toute forme d’art martial, je recommande Baki à toutes les personnes friandes de front kicks et guillotines à tout va.

Pour conclure…

Faites de la place dans votre bibliothèque ! Car les 4 premiers tomes de la Perfect Edition de Baki The Grappler ont tout à fait leur place dans votre collection manga. De plus, les illustrations en couleurs sur la première et quatrième de couverture ainsi que sur la tranche de chaque tome sont sublimes.

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