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Bohemian Rhapsody

En premier, un petit conseil : cela pourrait paraître évident pour ce genre de films, mais il est absolument nécessaire de le voir avec un bon système sonore. La bande-son a été nettement mise en avant, mais pas au détriment de la qualité de l’image, je vous rassure de suite. Que ce soit au cinéma ou chez soi, faites en sorte d’avoir le meilleur son possible. Découvrons ensemble Bohemian Rhapsody !

Qu’est-ce que c’est ?

Ce film est un biopic assez classique retraçant la vie de Freddie Mercury, chanteur légendaire du groupe Queen (la vie de Farrokh Bulsara, surnommé Freddie par son entourage très jeune déjà, ayant été écartée, à priori volontairement, par le concepteur du film afin de rester sur le côté Queen).

L’histoire débute par la fin. Nous y voyons un homme ressemblant très fortement à Freddie Mercury se réveiller dans une maison spacieuse habitée par de nombreux chats et se préparer pour ce qui semble être un concert phénoménal en 1985.

Puis, retour en arrière, année 1970, montrant un immigré hindou bagagiste moqué par ses collègues de boulot pour ses origines et sa préciosité (il est appelé le « Pakistanais », à moins que cela soit un souci de traduction). Vivant au sein d’une famille assez conformiste composée de ses deux parents et de sa sœur, l’homme ne semble pas à l’aise. Il s’évade le soir pour voir son groupe préféré « Les Smile » dont il aimerait faire partie. On y apprend qu’il est étudiant en graphisme et que le batteur et le guitariste de Smile font de grandes études. Par sa persévérance et son culot, il poussera sa chance par une audition improvisée…

Je ne vais pas spoiler la suite du film bien que je ne sois pas sûre qu’un biopic puisse l’être.

Bohemin Rhapsody

Qu’est-ce je comprends ? Ou pas ?

Il y a des choix scénaristiques que je vous avoue ne pas avoir compris dans Bohemian Rapsody.

À titre personnel, il n’est pas fait état que son ambivalence datait de sa jeunesse en Inde, ni qu’il avait fait une ligne de vêtements qui avait fait connaître BIBA, magasin où travaillait Mary. Il a eu de nombreuses conquêtes masculines très tôt pour seulement trois féminines connues. Ses démons font leur apparition : on voit bien quelques bouteilles et de la drogue sur les tables. On le voit également au cœur de soirées entouré d’hommes pour certains travestis, mais on ne le voit pas lui en action. Il ne boit pas, ne se drogue pas et ne participe pas à des orgies. En d’autres termes, il ne participe pas vraiment à la fête, on le sent en décalage. Il est présenté comme un homme seul, influençable et manipulé. Il est perdu puis plus combatif. Je ne pense pas que cela vienne de l’acteur, mais bien d’un choix scénaristique bien arrêté.

À titre professionnel, il n’est pas fait étalage de Barcelona ou d’autres musiques solos puisque le film est orienté sur le groupe Queen et clôture par le concert en faveur de AID. J’aurais aimé avoir une minute d’arrêt sur le pourquoi de son virage lyrique et de son album Barcelona où figure l’hymne pour les JO de 1992 avec la cantatrice soprano Montserrat Caballé (qui sera diffusé après son décès). Cependant, on aperçoit l’acteur composer et jouer plusieurs fois.

Il serait exagéré de dire que le film n’a été conçu que pour sa fin, mais son intégralité conduit inexorablement à une fin qui peut tout excuser. Une fin qui fait que même avec ses oublis (volontaires ou non), ses prises de position pour ne pas noircir le tableau qui aurait pu pourtant davantage contraster le film, les fans le verront et le reverront : 20 minutes d’apothéose, un moment de grâce et d’accalmie de l’esprit du groupe quasiment sans discontinuer, 4 morceaux d’anthologie « Bohemian Rhapsody », « Radio Gaga », « Hammer to Fall » et « We are the Champions », un bouquet final à la hauteur de ce qu’étaient ce groupe et ce chanteur/compositeur/interprète.

Qu’est-ce que j’ai AIMÉ ? Ou pas ? Bohemian Rapsody

J’ai aimé l’humour que l’on peut retrouver parfois dans la composition.

La préparation de l’album éponyme est super et montre assez bien l’ambiance et l’état d’esprit du groupe à ce moment.

Le choix visuel des acteurs est assez bien trouvé tant ils font illusion de part leurs ressemblances. Je parle des acteurs du groupe essentiellement. Les costumes et mises en scène sont géniaux.

Bohemin RhapsodyBohemin Rhapsody

Quant au jeu des acteurs… On ne peut que saluer l’interprétation du rôle principal par l’acteur de la série Mr. Robot : Rami Malek. Je dois avouer que j’ai eu du mal avec la caricature poussive efféminée de l’acteur lors des premières minutes du début, la scène du bar et de présentation aux deux membres du groupe Smile présents. Puis devenant moins grandiloquente, je l’ai trouvé davantage assis dans le personnage.

Les changements visuels à chaque décennie sont respectés (look, habits et coiffures de Mercury).

L’acteur Ben Jones (allias Ben Hardy) interprétant le batteur, Gwillym Lee en guitariste et Joseph Mazzello à la basse ne sont pas en reste. Les effets maquillages et coiffures sont impeccables ainsi que leurs postures. J’ai aimé l’acteur Tom Hollander et son Miami Beach bien que ce ne soit pas une performance, le monsieur ayant joué le rôle d’un prêtre dans un remake d’Orgueil et Préjugés.

J’ai adoré le travail fait sur la bande-son. J’ai trouvé le film bien rythmé et n’ai pas éprouvé de sentiment de longueur. Certes, cela n’est peut-être pas objectif lorsque l’on aime ce groupe…

Je regrette que les membres restants du groupe qui ont travaillé sur ce film n’aient pas fait davantage état des productions du chanteur durant la période de pause forcée du groupe. Il y a eu de belles choses. Le film ne pouvait se permettre de supporter davantage en termes de durée, mais c’est regrettable pour les fans…

Qu’est-ce que j’en retiens ?

Pour moi, Bohemian Rapsody est une narration orientée vers l’ensemble du groupe. Un recueil, un hommage respectueux également du groupe Queen au travers du parcours du chanteur sur une tranche de sa vie. Le film serait presque qualifiable de propret tant il approche la noirceur sans jamais vraiment la toucher. J’ai trouvé que même si les autres membres du groupe sont montrés comme plus sages, plus raisonnables (même si je n’y crois pas beaucoup du fait de ce que me disait ma grand-mère lorsque j’étais petite ou encore de part les articles que j’avais lus auparavant), la mémoire de Freddie Mercury n’a pas été entachée ou salie. C’est un film que je pourrai montrer à mon fils de 7 ans sûrement bientôt.

J’espère qu’il sortira en DVD et Blu-ray avec un très bon traitement audio.

J’imagine qu’il y aura des coffrets en plusieurs versions (pour toutes les bourses). Celui avec des scènes coupées et des bonus avec des extraits de bande audio et vidéo, peut-être même du groupe, serait TOP. Freddie pensait que le clip vidéo était l’avenir. Il avait raison…

Bohemian Rhapsody, ce n’est pas un chef-d’œuvre, loin s’en faut, mais il fera assurément partie de ma vidéothèque. Les chansons, les musiques et cette Voix ont jalonné des moments de ma vie…

Les notes de la redaction
Les points positifs
  • Le son
  • Les habits et coiffures
  • Le respect pour le défunt
  • La trame générale du film
  • Le jeu des acteurs (sauf au début pour Freddy)
  • Le clin d'œil de Mike Meyers (Wayne’s World) en producteur
Les points negatifs
  • Les gestuelles poussives féminines du début du film.
  • L’orientation du point de vue du guitariste qui semble vouloir faire croire qu’eux étaient des âmes pures...

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