Confessions

Confessions est un film réalisé par Tetsuya Nakashima et sorti en 2010 au Japon, et distribué par Third Window Films en avril 2011. Il s’agit d’une adaptation du roman du même nom, Confessions (Kokuhaku) ou Les assassins de la 5e B, écrit par Kanae Minato et publié en 2008.

Synopsis

Confessions est une œuvre dont l’histoire porte sur la mort de la petite fille de Yuko Moriguchi, seulement âgée de quatre ans. Retrouvée noyée dans la piscine de l’école où Yuko enseigne, cette dernière ne va pas accepter le rapport de la police qui présume une mort accidentelle et va enquêter jusqu’à découvrir que deux de ses élèves sont derrière le décès de sa fille Manami.

Comme son nom l’indique, ce film est particulier puisqu’il repose sur les “confessions” de plusieurs personnages importants à l’histoire. Nous faisons ainsi face aux points de vue de cinq personnes : Yuko Moriguchi, l’enseignante qui a perdu sa fille, Shuya Watanabe et Naoki Shimomura, les deux élèves qui ont commis le meurtre, Mizuki Kitahara, la déléguée de leur classe, et la mère de Naoki, Yuko Shimomura

Confessions

L’importance des confessions, et des points de vue

Yuko Moriguchi n’a plus qu’une chose en tête, se venger des deux élèves qui ont donné la mort à sa fille. Le fil conducteur du film se trouve dans toutes ces confessions, qui peu à peu révèlent avec stupéfaction les intentions réelles et les envies des personnages. Par celle de Yuko, nous assistons à un spectacle merveilleusement bien travaillé, dont découle une torture psychologique sur les autres protagonistes. Yuko sait ce qu’elle fait, elle démontre d’une confiance extrême en ses faits et gestes, et savoure avec délectation ce que sa vengeance produit sur les autres. Cette dernière est si recherchée que nous ne la découvrons finalement qu’à la fin du film, dans les toutes dernières minutes. De quoi faire planer le suspense et l’impatience d’en découvrir davantage au fil des secondes.

Naoki Shimomura est une des victimes de la vengeance de son enseignante. Cette dernière ayant avoué avoir dissimulé le sang d’une personne atteinte du VIH dans son lait (ainsi que celui de Shuya), le comportement de Naoki va changer du tout au tout. Lui qui était un jeune homme naïf et calme deviendra finalement paranoïaque, nerveux et impulsif à l’idée d’être proche d’une autre personne. Le point de vue de sa mère importe beaucoup sur sa situation, elle ne peut que se sentir impuissante et en vient même à détester l’enseignante, niant à tout prix le fait que son fils soit impliqué dans ce meurtre. Subir le comportement de son fils est si difficile qu’elle en devient elle-même atteinte, à tel point qu’elle souhaitera à un moment du film mettre un terme à la vie de son propre enfant.

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Mizuki, déléguée de la classe de Shuya et de Naoki, n’est qu’une spectatrice directe de la situation. Cependant, elle commence à se lier d’amitié avec Shuya, et tous deux en viennent à débuter une relation amoureuse, lorsqu’ils se rendent comptent qu’ils sont tout aussi psychopathes l’un que l’autre. L’un est le cerveau du meurtre de la fille de Yuko, tandis que la seconde se cache sous les traits d’une jeune qui a, il fut un temps, empoisonné ses parents. En bref, une rencontre fortuite qui nous égaye sur les intentions de Shuya, et sur la raison pour laquelle il a manigancé le meurtre de la petite Manami. La réponse à cela : sa mère. Une sorte de complexe d’Œdipe qui poussera le garçon à chercher l’attention de sa mère, partie quelques années plus tôt, pour obtenir ne serait-ce qu’une forme de reconnaissance. Tuer ne lui fait aucunement peur, puisque selon le film, tout ce qu’un enfant entreprend jusqu’à ses 14 ans, il n’en paiera pas les conséquences. Cela concerne également les meurtres. Mais ses plans seront déjoués par plusieurs personnes, dont Naoki, et le plan le plus important par Yuko.

La vengeance est un plat qui se mange froid

C’est sur ces points de vue que repose l’histoire, celui de Yuko et celui de Shuya. En quelque sorte, nous assistons à une course à la vengeance et à la reconnaissance menées par ces deux personnages qui cherchent tant bien que mal à atteindre leur but. On pourrait penser que Yuko ne pourrait pas s’en sortir, puisqu’étant adulte, elle ne peut tuer ni enfreindre la loi sans en accepter les conséquences, mais elle est celle qui en ressort “gagnante” (si on oublie la mort de sa fille). Par sa manipulation et son envie de se venger, qui est ici plus forte que tout, Yuko s’empare des rêves de Shuya et détourne ses tentatives de reconnaissance de la part de sa mère pour les utiliser à bon escient et se venger avec brio. La vengeance menée à bien, la dernière confrontation entre les deux personnages survient alors, et nous annonce la satisfaction de Yuko, dans un dernier plan tout en couleur. Un sourire, pour couronner ce film qui surprend de bout en bout, sans même nous laisser présager de la suite des événements.

Pour conclure…

J’ai pris énormément de plaisir à le visionner, et rien que pour cela, je compte m’emparer du roman de Kanae Minato. Il s’agit sans aucun doute d’une bonne adaptation, même si je n’en connais pas les origines. Les plans sont bien choisis, l’atmosphère de l’œuvre est particulière mais si réaliste qu’on se sentirait presque dedans.

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