Les deux versions de IT

IT 1990, intitulé “Il est revenu, Ça” ou encore “Ça, il est revenu” au Québec, est un téléfilm / mini-série américaine réalisé par Tommy Lee Wallace diffusé sur ABC les 18 et 20 novembre 1990. Le 16 octobre 1993, il fit son apparition chez nous. Il s’agit d’une adaptation du roman “Ça” de Stephen King.

Les deux versions de IT
Tommy Lee Wallace

Synopsis

Première partie : 1960

C’est dans la petite ville de Derry, dans le Maine, que les habitants font face à une série de disparitions et de meurtres. Une petite fille est assassinée dans la cour de sa maison. Mike Hanlon, le bibliothécaire, entend parler du drame et se rend sur les lieux. Il tombe sur la photo d’un petit garçon, Georgie, et il comprend que “Ça”, une entité maléfique vivant dans les égouts, est de retour à Derry. Mike va alors contacter ses amis d’enfance dans l’espoir qu’ils tiennent la promesse qu’ils s’étaient faite il y a trente ans : revenir si le monstre refait son apparition.

Les uns après les autres, ils vont se souvenir de l’époque où ils ont rencontré Grippe-Sou le clown pour la première fois. C’est dans cette optique que nous allons suivre les sept adolescents, à travers leurs souvenirs.

Deuxième partie : 1990

Dans la continuité du film, c’est maintenant des adultes que l’on va suivre. Traumatisés par l’éveil de souvenirs si profondément endormis depuis trente ans, ils vont tous, ou presque, accepter de revenir à Derry. C’est alors que Grippe-Sou va tout faire pour essayer de les faire fuir. Les six protagonistes vont tout de même persister et tenter de venir à bout de ce monstre.

Nous aurons droit à quelques flashbacks d’eux étant adolescents, des souvenirs qu’ils auraient préféré garder enfouis dans leur mémoire.

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Avis

La première fois que j’ai regardé “Ça”, j’avais dans les alentours de quatre ou cinq ans. Traumatisme assuré, je déteste encore les clowns à l’heure actuelle. Mais, je n’ai plus de problème à les regarder à travers un écran.

Alors, pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à notre clown, c’est un téléfilm / mini-série, à vous de voir, que j’apprécie beaucoup. Tim Curry joue incroyablement bien son rôle de Grippe-Sou, le maquillage, malgré l’époque, était vraiment épatant. Le seul bémol si vous voulez le voir à l’heure d’aujourd’hui, c’est les effets spéciaux qui ont mal vieilli. Mais en dehors de ça, “Ça” reste un très bon classique. Il mérite largement d’être visionné, ne serait-ce que pour l’histoire.

J’aime beaucoup comment il a été tourné, une première partie avec les ados, une seconde avec les adultes, mais toujours en mélangeant un peu les deux. L’histoire du clown dévoreur d’enfants qui peut prendre l’apparence de ce qu’il veut pour les attirer à lui m’a beaucoup plu. Enfin, longtemps après mes cinq ans, évidemment.

Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié, c’est ce qui a rapproché notre petit groupe d’ados. Car non, ce n’est pas Grippe-Sou qui a réussi à les réunir, mais Henry Bowers. C’est l’ado qui adore harceler les autres avec sa petite bande. Et c’est grâce à lui, d’après moi, que le club des paumés (nos sept protagonistes) va voir le jour. À la tête de ce charmant club, nous retrouverons le grand frère de Georgie, Bill, le premier à avoir eu affaire au meurtrier. Je ne sais pas vous, mais en dehors du clown, j’aurais trouvé ça cool d’avoir une amitié aussi forte à leur âge.

Je vous parles des ados, mais qu’ai-je pensé de la partie avec les adultes ? Et bien, c’est simple, c’est, toujours d’après moi, la partie la plus émotionnelle des deux. Ils ont tous grandi, fait leur vie ailleurs, mais décident malgré tout ce qui a pu leur revenir en mémoire de tenir leur promesse et de revenir à Derry. Perso, j’aurais pas pu. J’aurais sorti un “désolé les gars, mais je suis décédé en fait”. Très peu pour moi quoi.

Allez, je vous laisse deviner ce qui m’a plu d’autre.. Nan ? Pas d’idée ? L’AMOUR évidemment ! Bah quoi, horreur peut rimer avec amour, que croyez-vous ? Parce que oui, l’un de nos chers protagonistes est amoureux de la seule fille de la bande depuis son adolescence. Alors oui, moi j’apprécie cette petite love story.

Évidemment, tout n’est pas rose, c’est pas le but, et l’un de nos protagoniste aura tellement peur de revenir qu’il préfèrera se suicider dans sa baignoire. C’est triste, parce que je l’aimais bien en tant qu’ado.

Alors, je tiens à préciser que je ne donne pas mon avis d’après les romans car je ne les ai pas encore lu. C’est un avis sur le téléfilm en lui-même. Je ne le compare pas non plus à la nouvelle version, qui est une autre adaptation à part entière.

Les deux versions de IT

“Ça” 2017 / 2019 ou “It” est un film en deux chapitres réalisé par Andrés Muschietti. Comme je le disais plus haut, c’est une adaptation du roman à part entière. La première partie étant sortie en 2017 et la seconde deux ans plus tard. Andrés Muschietti n’avait alors réalisé qu’un seul film d’horreur avant “Ça”.

Les deux versions de IT
Andrés Muschietti

Synopsis

Je ne vais pas vous la faire longue car il s’agit de la même histoire que celle de 1990 mais en beaucoup plus longue. La première partie retrace l’enfance des personnages qui se déroule cette fois-ci en 1989 et la seconde partie se déroule avec les personnages adultes vingt-sept ans plus tard en 2016.

Malgré le fait que ce soit la même histoire, énormément de choses changent. Effectivement, on peut constater qu’un long métrage dure en moyenne deux heures trente, ce qui nous laisse avec, au total, plus de quatre heures de visionnage. Les films étant plus longs, ils nous permettent d’en apprendre beaucoup plus sur l’histoire de Grippe-Sou.

Les deux versions de IT

Lire aussi notre article : The Call

Avis

Sincèrement, je trouve que Muschietti a réalisé un travail incroyable. J’ai adoré passer du temps avec les personnages, que ce soit les ados ou les adultes. Sans parler de la prestation de Bill Skarsgård dans le rôle de notre terrifiant clown. Découvrir l’histoire de “Ça” d’une manière différente m’a beaucoup plu. Je n’ai pas trouvé le temps long en visionnant l’un ou l’autre des deux chapitres, sachant que je me suis fais le marathon au cinéma à la sortie du deuxième justement. Contrairement à ce que j’aurais pu penser, je n’ai pas vu le temps passer et j’ai vraiment passé un excellent moment.

L’histoire a été très bien travaillée. Une fois de plus, je ne donne pas mon avis par rapport au roman. On a beaucoup de détails et c’est ce qui fait, d’après moi, que c’est un excellent film. Je ne pourrais pas reprocher qu’il soit trop long, car plus court, on en apprendrait pas autant, aussi bien sur les protagonistes que sur notre vilain Grippe-Sou.

Comme je vous l’ai dis dans le synopsis, l’histoire de base est la même que celle de 1990. Cependant, tout ne se passe pas de la même façon. Et heureusement d’ailleurs, à quoi bon ça aurait servi de faire un film si c’était pour faire une copie conforme du téléfilm ? On aurait tendance à comparer les deux versions, à cause du fait que certaines scènes sont similaires, mais ce serait une erreur. Ce sont deux œuvres à part entière, certes provenant de la même source, mais ça ne veut pas dire qu’il faut obligatoirement les comparer.

Un de mes endroits préférés dans le film, c’est la maison abandonnée de Grippe-Sou. Je ne sais pas si vous aurez la référence mais elle m’a fait penser à la maison dans Monster House, le dessin animé qui a traumatisé pas mal d’enfants à sa sortie.

Ce que j’ai énormément apprécié aussi, c’est que malgré le fait que ce soit un film d’horreur, nous ne sommes pas sur un sentiment de peur tout le long du film. J’ai ressenti beaucoup d’émotions : j’ai ri, j’ai sursauté, j’ai pleuré, j’ai été bipolaire en visionnant “Ça”. Je trouve qu’un long métrage a besoin de ce côté émotionnel pour nous garder avec lui. Et c’est ce que Muschietti a réussi à accomplir. Je sais que vous vous dites, pour certains, qu’un film d’horreur doit faire peur pour être bon. Je vous répondrais qu’il a seulement besoin de nous faire ressentir des émotions pour être bon. Un film d’horreur n’échappe pas à l’exception.

Si je devais vous citer une scène que j’ai beaucoup appréciée dans chaque chapitre, je vous dirais : la symbolique scène de l’égout au début du premier chapitre et la fin du chapitre deux. J’ai beau avoir aimé tout le film, ce sont les deux moments que j’ai préféré. Non, je ne suis pas une psychopathe parce que j’aime une scène où un enfant se fait arracher un bras. C’est le côté émotionnel de la chose !

Sincèrement, que vous aimiez le roman ou non, c’est un film qu’il faut voir. Il a un côté poétique. Voilà, je vais encore passer pour une folle, c’est pas grave.

Les deux versions de IT

Trois petite anecdotes

  • À l’origine, ce n’est pas Muschietti qui devait réaliser la version 2017 / 2019 mais un certain Cary Fukunaga. Celui-ci aurait eu des différends artistiques avec les producteurs de New Line, il a donc préféré abandonner le projet.
  • Si Fukunaga n’avait pas laissé tomber le projet, Bill Skarsgård n’aurait jamais eu le rôle du clown. En effet, Will Poulter avait été choisi pour ce rôle par Fukunaga. Ayant abandonné le film, Poulter a lui aussi décidé de quitter le projet.
  • Dans la version de 1990, les voix qui parlent à Beverly depuis l’évier prétendent s’appeler Matthew O’Connor et Victoria Burrows, respectivement producteur et directrice du casting.
Pour conclure…

Bien que les fans du King ont été très partagés sur la version de 2017 / 2019, je pense que c’est surtout la nostalgie qui les a poussé à un jugement bien trop sévère. De mon point de vue, et surtout après confirmation, cette version n’a jamais été tournée en tant que remake de la version de 1990. Je vous invite donc à vous faire un petit marathon de plus de huit heures, avec de quoi manger et boire (l’hydratation, c’est important), et de vous laisser porter par les deux versions de notre clown tueur préféré. Je tenais vraiment à écrire cet article et de mettre un point d’honneur sur le fait que ce sont deux adaptations à part entière. Il est important que les gens en prennent conscience. Sur ce, n’hésitez pas à me donner votre point de vue !

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